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C'est le blog de la DreamTeamMP, c'est à dire un groupe d'amis de Classe préparatoire qui ne se sont pas perdus de vue après les concours. C'est notre vie, nos vies, nos envies et notre blog.

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Do, Ré...

Alors, y a-t-il encore des gens qui lisent ce qui est écrit ici ? Oui... ? Non... ? On pourrait écrire n'importe quoi, ça passerait inaperçu, l'endroit idéal pour cacher quelque chose... un secret nucléaire, par exemple... mais là, l'heure avance, le Soleil est couché, et je pourrais m'endormir sur mon clavier...

À peine deux heures plus tôt, l'amphithéâtre était presque vide, et plongé dans une obscurité croissante. Mais, derrière les portes, on entendait une fanfare. Une fanfare... comme celle qui avait si souvent résonné dans mes oreilles, et marqué ma mémoire à jamais. La première fois remontait à quelques années, sur une petite place avec une fontaine au milieu. Il faisait chaud, le Soleil brillait dans le ciel, un léger vent tiède rendait la chaleur agréable. Un grand rassemblement... la fanfare, mais aussi des gens qui criaient dans des mégaphones, d'autres habillés d'une manière étrange, certains déguisés, l'un d'eux en moine, un autre qui portait un grand lion en peluche, une bataille d'eau, des files d'attente pour manger... il se passait quelque chose ! Et puis tout disparut, la place devint soudain calme, malgré quelques passages, et la nuit tomba.

Le décor changea... enfin, pas tout à fait. Le même endroit, la petite place avec la fontaine au milieu, mais il faisait nuit et froid. La fanfare nous imprégnait toujours de son inoubliable musique, encore une file d'attente, beaucoup de mégaphones, et, par rapport à la dernière fois, une nouveauté. Beaucoup de gens arboraient pour seule coiffure une crête teinte en rouge, chez qui le reste de la tête était rasé, et beaucoup de ces mêmes gens avaient des inscriptions au feutre rouge ou noir, sur les joues, ou ailleurs, certains avaient les ongles vernis, mais tous semblaient présents pour la même chose. Encore une fois, un grand événement se préparait. Quelques étages plus haut, des étudiants travaillaient dans leurs bureaux, sans doute dérangés par tout ce vacarme, mais ils savaient que ce ne serait pas long. Enfin, à des centaines de kilomètres de là, d'autres étudiants travaillaient d'une manière autrement plus intensive, et pas de mégaphones de leur côté ; seulement des livres et des feuilles à perte de vue. Mais ils ne manquaient pas grand-chose, rien de trop intéressant ne pouvait se passer dans ces conditions. Et ce qu'ils manquaient allait venir à eux quelques années plus tard.

Cette fois, l'endroit était différent. Une grande pelouse entourée de petits bâtiments, quelques vélos, mais aucune voiture à l'horizon. Presque tout était calme, mais, à un bout de la pelouse se trouvait un petit troupeau de mouflons, bloqués là par une clôture à peine plus grande qu'eux. À l'autre bout de la pelouse, un barbecue fumait et des individus étaient assis autour d'une grande table non loin. La plupart d'entre eux mangeaient, quelques-uns se prélassaient dans l'herbe et étaient en grande conversation, et, enfin, deux personnes s'étaient éloignées du groupe et étaient enlacées l'une avec l'autre, à l'autre bout, près des mouflons. Aucune fanfare n'était là pour marquer les esprits, ni aucun mégaphone. Tout au plus, quelques personnes jouaient du violon, mais pas assez fort pour couvrir les autres bruits, et en aucun cas toute la pelouse. C'était en plein mois de juin ; il était tard, le Soleil était couché, mais le jour était encore là, même si ce n'était plus pour très longtemps.

Nouveau décor : une grande salle, qui avait l'air d'avoir été remaquillée juste pour l'occasion... mais quelle occasion ! Oui, quelle occasion ? Que se passait-il ? Beaucoup étaient réunis là, il semblait faire nuit, des gens sortaient et rentraient, il y avait une petite scène ou jouait un groupe de musique, des gens les écoutaient, d'autres vaquaient à leurs occupations, certains servaient à boire aux autres, et, à quelques mètres de là, quelqu'un était seul dans un appartement, en train d'écrire du code sur un ordinateur, pendant que tout le monde s'amusait, non loin. Pas de fanfare à ce moment-là, ni de mégaphones, mais cela ne réduisait en rien l'importance de ce qui se passait. De moins en moins de gens travaillaient.

Encore un nouvel endroit : une autre salle, beaucoup plus petite cette fois, mais qui semblait reliée à un réseau de couloirs, labyrinthique et sans fin. Une vingtaine de personnes formaient un cercle, certaines étaient assises sur des canapés, des chaises, dans des fauteuils, d'autres par terre, mais tous avaient les yeux fermés. Deux individus tournaient parmi eux, en prononçant des incantations bizarres, et en tapotant sur la tête de certains des gens endormis, de temps à autre. Parfois, quelqu'un quittait le cercle. D'autres fois, les gens se levaient tous pour aller discuter par petits groupes. Tout avait été presque parfaitement mis en scène ; la désignation du rôle principal ne s'était pas faite au hasard, bien au contraire. Celle de l'informaticien non plus. Mais un petit détail avait échappé à tout le monde.

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